Le permis bateau est un titre unique comportant deux options (côtières et eaux intérieures) ainsi que deux extensions : extension hauturière et extension grande plaisance en eaux intérieures.

Le permis mer côtier, c’est quoi ?

Le permis bateau mer option côtier, permet la navigation sur des bateaux à moteur, bateaux électrique, jet ski et scooters de mers d'une puissance de plus de 6CV à moins de 6 milles d'un abri (soit environ 12 kilomètres). Cela inclut les lacs et les plans d’eaux fermés.

Les caractéristiques de l'option côtière :

  • Navigation limitée à 6 milles d’un abri ;

  • Pas de limitation de puissance, ni de longueur de bateau (jauge) ;

  • Navigation possible de jour comme de nuit ;

  • Utilisation de la VHF dans la limite des eaux territoriales françaises.

Attention : si la puissance de l’appareil propulsif est inférieure à 4,5 kW (ou 6 ch), aucun permis n’est exigé pour piloter un bateau de plaisance à moteur.

Quelle différence avec le permis eaux intérieures ?

Le permis « eaux intérieures » concerne les bateaux de plaisance qui naviguent sur les rivières, les lacs ou les canaux. Il est aussi intitulé le permis fluvial ! Ce permis est différent du permis côtier puisque la navigation fluviale suppose une gestion particulière de l’environnement.

A noter que si vous avez déjà obtenu ce permis, vous n’avez pas besoin de passer le permis bateau « mer côtier » !

Pour aller plus loin, l’extension hauturière

Si vous souhaitez dépasser la limite des 6 milles indiquée pour les détenteurs du permis beateau côtier, vous devrez obtenir le permis mer hauturier. Celui-ci vous permet de naviguer en mer sans limite de distance, ni de puissance, ni de longueur de bateau.

 

Conditions d’inscription et contraventions

Il n’y a presque aucune restriction pour s’inscrire à l’examen du permis bateau « mer côtier » : vous devez simplement être âgé d’au moins 16 ans.

Le permis Hauturier

Dès que l'on envisage des navigations un peu sérieuses au-delà de quelques milles des côtes, il faut savoir naviguer ! Mais que veut dire savoir naviguer de nos jours ? 

​Les "voileux" n'ont pas la nécessité de passer ce permis, à l'inverse des propriétaires ou locataires de bateaux à moteur qui devront être titulaires de cette extension au permis bateau côtier. 

Les outils électroniques modernes tous basés sur le signal GPS (traceurs et autres applications numériques) nous permettent concrètement de nous positionner en un clin d'oeil et d'éviter de laborieux calculs et tracés sur cartes papier. Il suffit de doubler l'information en possédant un traceur et un smartphone pour être à l'abri de la panne d'alimentation et naviguer informé.

Alors pourquoi passer un permis supplémentaire, est-ce réellement utile ?

Après les Google cars, à quand les Google boats, sans skipper et entièrement guidés par programme informatique et autres systèmes experts ? Les "voileux" n'ont pas la nécessité de passer ce permis, à l’inverse des propriétaires ou locataires de bateaux à moteur qui devront être titulaires de cette extension au permis bateau côtier.

Il faut essayer de s'entrainer sur un maximum d'exercices afin de bien dominer le maniement des "règles de navigation". Le mieux est d'essayer d'y consacrer une petite semaine afin de bien s'immerger dans le sujet et la pratique.

Revenons sur mer. Ce permis est extrêmement important et garantit un minimum de sens marin. Les « voileux » qui naviguent au large ont en général un historique d'apprentissage plus conséquent que les nouveaux arrivants dans le monde du nautisme, qui passent directement au bateau à moteur. Par contre ces mêmes "voileux" qui passent avec l'âge au "moteur" ne pourront pas faire l'impasse sur ce permis s'ils veulent continuer à profiter de navigations ambitieuses sur leur nouveau bateau à moteur ! Par ailleurs, en mer tout peu arriver et on ne descend pas du bateau pour se mettre sur une aire de stationnement en attendant les secours...

Le sens marin, c'est de toujours savoir où l'on se trouve, de le noter et d'anticiper la route à venir. Bien sûr les outils modernes permettent de simplifier considérablement cette gymnastique intellectuelle, mais justement il faut garder l'esprit vif et entretenir ses connaissances pour se sentir à l'aise sur l'eau et prêt à reprendre la main « à l'ancienne » quelles que soient les conditions.

Il n'y a pas d'épreuve en mer, seulement un examen d'une heure trente qui se passe en salle avec une carte, une règle de navigation, un compas, un crayon, une gomme, un stylo et du papier. 

Est-ce facile ?

Ce n'est pas difficile, mais il faudra du sérieux et de l'assiduité pour assimiler les notions de cartographie et de navigation élémentaires au large. Le secret réside malgré tout dans la partie "bachotage", en effet il faut essayer de s'entrainer sur un maximum d'exercices afin de bien dominer le maniement des "règles de navigation" (rapporteur breton, règle Cras ou autres). Le mieux est d'essayer d'y consacrer une petite semaine afin de bien s'immerger dans le sujet et la pratique.

Il n'y a pas d'épreuve en mer, seulement un examen d'une heure trente qui se passe en salle avec une carte, une règle de navigation, un compas, un crayon, une gomme, un stylo et du papier. L’examen est composé de trois épreuves : une première partie composée de deux épreuves sur carte, notée sur 12 points avec 7 points minimum requis, une deuxième partie reposant sur un calcul de marée noté sur 4 points et enfin un QCM sur 4 points relatif aux connaissances à avoir sur la météo, la sécurité, l’électronique... Une note totale de 10/20 minimum est nécessaire pour réussir l’examen

Le CRR

Si vous utilisez une VHF, le CRR (Certificat Restreint de Radiotéléphoniste) peut être obligatoire à bord selon le type de matériel embarqué, le pays où l’on navigue et la possession ou non du permis bateau.

La nouvelle règlementation maritime (division 224) entrée en vigueur en 2017 exige, pour les bateaux de plaisance, à partir d’une navigation semi-hauturière (plus de 6 milles des côtes), une VHF fixe à bord. Pour pouvoir utiliser cette VHF, on doit posséder soit le CRR soit le permis plaisance. Mais attention, cette règlementation n’est valable que sur le territoire national. A l’étranger, le CRR est obligatoire de même que le permis, dans certains pays, pour louer un voilier. En revanche, aucune qualification n'est demandée pour utiliser une VHF portable.

Passer le CRR

L’examen se passe tout comme le code pour le permis voiture. Pour le préparer, il existe un manuel officiel mis à disposition sur le site de l’ANF (Agenge Nationale des Fréquences). Dans ce manuel, on trouve tous les renseignements utiles sur le service mobile maritime et sur l’utilisation de la VHF (voies à utiliser, le SMDSM, l’ASN, etc.). En pratique, lors de l’examen, 6 questions sont posées sur les généralités, 8 sur la VHF et 10 sur l’utilisation pratique y compris l’ASN (Appel Sélectif Numérique). Au total 24 questions, pour obtenir le CRR, il faut avoir obtenu la moyenne dans chaque catégorie.

Pour le fluvial, il existe un examen spécifique : le CRR fluvial réservé pour cette navigation. Le CRR maritime peut être utilisé indifféremment en fluvial et maritime. A noter que bien souvent les bateaux écoles préparent à l’examen. On trouve tous les renseignements sur le site